Avranches : Basilique Saint Gervais

L'église aurait été fondée, selon la tradition locale, par Gervais et Protais Regnault, fils de Charles Regnault, seigneur de la Renaudière, à Saint-Quentin et liés par leur mère, soeur de Judicaël, au trône de Bretagne. Le premier est capitaine d'Avranches, l'autre capitaine de Nantes. Habitants au manoir Saint-Gervais à Avranches, ils fondent le lieu de culte en 628, le roi Dagobert leur en accordant la permission par une charte expédiée au château de Clessy-la-Garenne, près Paris, le 20 avril 637.

La chapelle est achevée le 9 mai 638 et placée sous l'invocation des jumeaux martyrs Gervais et Protais le 14 août 639 . 

 

Saint Protais
Saint Protais

Le songe de Saint Aubert

 

 

 

 

 

« Le songe d'Aubert »

 

toile de grand format illustrant la légende de saint Aubert, peinte en 1848 par Fritz Millet sur commande de l'État pour l'église en reconstruction.


Elle a, depuis Saint-Aubert, vers l'an 700, le privilège de la première visite de l'évêque d'Avranches avant son entrée dans la cathédrale Saint-André.

En l'an 800, Charlemagne y entend la messe avant d'aller au Mont-Saint-Michel.[2]

En 1089, elle est donnée en aumône à la cathédrale Saint-André dont un des chanoines est dit « de Saint-Gervais ». 

En 1456, on y signe une convention célèbre entre l'abbaye de Savigny et la paroisse de Brécey.

En 1791, sous le nom d'oratoire de Saint-Gervais, elle est annexée à la cathédrale dans la paroisse Saint-André, puis devient paroisse d'Avranches.

Pierre Cousin, curé de Saint-Gervais, écrivain, doyen d'Avranches, refusant de prêter serment à la constitution civile du clergé meurt en 1793, emprisonné au Mont-Saint-Michel.

 


L'église Saint-Gervais est reconstruite en 1688, rénovée au 19e siècle. Sa tour actuelle est achevée en 1898.

Elle est érigée en basilique mineure en 1894.  

Elle est inscrite monument historique le 16 février 2006.


Saint Aubert Evêque d'Avranches aurait rêvé à trois reprises de l'archange qui lui ordonne de lui consacrer un sanctuaire au le sommet du mont Tombe, à l'instar du mont Gargan en Italie, créé au Ve siècle. Hésitant par crainte d’être le jouet d’une illusion du Malin, l'homme est convaincu par la troisième apparition de l'archange qui sermonne l'évêque, lui répète l’ordre du ciel. La forte pression (« pulsatur hausterius ») évoqué dans le Revelatio se traduit dans la légende par le doigt angélique qui laisse une cicatrice profonde à la tête et un trou sur la face postérieure, du côté droit, de la relique du crâne, conservé à la basilique Saint-Gervais d'Avranches.

Suite à cette troisième apparition, saint Aubert n’hésite plus et se met à pied d’œuvre


À Avranches, le clergé local prit une initiative originale en créant un petit musée paroissial qui allait devenir le « trésor de la basilique Saint-Gervais » ; Prospère Cornille, né à Courtils en 1864, devint archiprêtre de Saint-Gervais en 1911 et fut le véritable artisan de cette entreprise. Entre 1913 et 1933, ce prêtre passionné rassembla dans une salle au sud du clocher-porche une multitude d’objets, parfois hétéroclites, au côté des pièces d’orfèvrerie liturgique confiées à la ville et n’étant plus indispensable au culte. Rapidement, cette collection devint une référence pour les amateurs d’« antiquités » et le père Cornille, faisant figure de « connaisseur, avisé et habile à réunir bien des objets anciens ou précieux », n’hésitait pas à ouvrir les portes de son antre et à en proposer la visite minutieuse vitrine par vitrine.

 

 

En 1979, l’Inspection générale des antiquités et objets d’art fit un constat assez mitigé de ce petit musée : « salle très haute, dans un état imparfait et contenant dans un coffre-fort, une armoire, des vitrines et aussi à l'extérieur des objets très variés de matière et de qualité » ; les temps ont changé et le « capharnaüm » de l’archiprêtre ne répond plus au exigences muséographiques modernes. En 1982 et 1983, l'inventaire du Trésor est mené par l’abbé Marcel Lelégard ; une étude générale est lancée afin de déterminer la provenance de diverses pièces car il s’avère que certaines d’entre elles ne sont pas la propriété de la ville d'Avranches : des statues notamment viennent de paroisses environnantes, Coulouvray, Ardevon, Les Chéris, ou encore Vains.

(Source )




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