L’église Saint-Malo de Canville-la-Roque a été construite à la fin du XVe – début du XVIᵉ siècle
XVIe siècle - Sainte Marie-Madeleine : Restauration XIXème siècle.
XVe siècle -Education de la Vierge.
XVe siècle -Saint Malo, évêque,
Au XVIᵉ siècle, Canville-la-Roque était un passage obligé pour les pèlerins venant de Barfleur et se rendant au Mont-Saint-Michel puis à Compostelle.
Les fresques ont été réalisées vers 1520, dans la chapelle nord, probablement lieu de sépulture des seigneurs.
Classées monument historique en 1923, elles furent restaurées à partir de 1930 et redécouvertes dans leur intégralité en 1983.
Elles représentent les quatre évangélistes (Jean, Matthieu, Marc et Luc) autour du Christ. L’ensemble le plus marquant est la grande fresque de la légende du « pendu dépendu », composée de douze scènes. Cette légende, née au XIᵉ siècle à Toulouse, raconte l’histoire d’un pèlerin injustement pendu et miraculeusement sauvé par l’intervention de Saint Jacques.
Cette légende, née au XIᵉ siècle à Toulouse, raconte l’histoire d’un pèlerin injustement pendu et miraculeusement sauvé par l’intervention de Saint Jacques
Canville-la-Roque est le seul village de France à présenter cette légende sous forme intégrale de fresques murales.
Au XIᵉ siècle, un père et son fils partent en pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle.
Dans une auberge, le fils est accusé à tort de vol.
Condamné, il est pendu malgré son innocence.
Le père poursuit son chemin jusqu’au sanctuaire et prie ardemment Saint Jacques.
À son retour, il découvre que son fils est toujours vivant, miraculeusement soutenu par l’apôtre.
Le juge refuse de croire au miracle, mais Saint Jacques intervient à nouveau et le fils est finalement dépendu (délivré de la potence).
Le départ du père et du fils → Symbole du chemin de vie et du pèlerinage intérieur. Le voyage vers Compostelle représente la quête de vérité et de foi.
L’arrivée à l’auberge → L’auberge incarne les épreuves du monde : lieu de tentations, de suspicions et d’injustices.
L’accusation de vol → Image de l’innocence bafouée. Elle rappelle que le chrétien peut être injustement jugé par les hommes.
Le jugement et la condamnation → La justice humaine faillible, qui condamne sans preuve. C’est une critique implicite des abus de pouvoir.
La pendaison du fils → La potence symbolise la croix : souffrance injuste, mais aussi possibilité de salut par la foi.
Le père poursuivant seul son pèlerinage → La persévérance dans la foi malgré la douleur. Le chemin continue, même dans la solitude.
La prière au sanctuaire de Compostelle → L’acte de confiance absolue en Dieu et en l’intercession de Saint Jacques.
L’intervention miraculeuse de Saint Jacques → Symbole de la grâce divine qui agit là où l’homme est impuissant.
Le fils vivant malgré la corde → Image de la victoire de la vie sur la mort, rappel de la résurrection du Christ.
Le retour du père et sa découverte → La joie de retrouver la vie là où il n’y avait que désespoir.
Le refus du juge de croire au miracle → Symbole de l’endurcissement du cœur humain face à l’évidence divine.
La délivrance finale du fils → Le « dépendu » incarne la libération spirituelle : Dieu sauve ceux qui gardent la foi.
Au XVIᵉ siècle, Canville-la-Roque était un passage obligé pour les pèlerins venant de Barfleur et se rendant au Mont-Saint-Michel puis à Compostelle. Les fresques servaient de témoignage visuel et spirituel pour ces voyageurs, renforçant la mémoire collective du pèlerinage.
Second quart du XVIIe siècle -Pierre tombale à pied trapézoïdal de M...de CONIN (+1629)
