Une apparition mystérieuse Au XIᵉ ou XIIᵉ siècle, des marins granvillais, relevant leurs casiers dans les roches du Cap Lihou, découvrirent une statue de la Vierge à l’Enfant parmi les algues et les crabes. Sans chercher à en connaître l’origine, ils bâtirent une chapelle de bois sur le promontoire. Ainsi naquit la dévotion à Notre-Dame du Cap Lihou, protectrice des marins et de leur village, bientôt nommé Grand Ville.
Les épreuves de l’histoire En 1441, les Anglais s’emparèrent du roc, détruisirent la chapelle primitive et édifièrent une forteresse. Une nouvelle église en granit de Chausey fut construite, mais la statue originelle disparut mystérieusement. Une autre Vierge à l’Enfant, en pierre calcaire, prit place et rallia sans peine la ferveur des Granvillais.
La grandeur architecturale La construction du chœur débuta en 1628 et s’acheva en 1641, avec le déambulatoire. La grande nef fut élevée entre 1643 et 1655, suivie des chapelles Saint-Clément (1674) et Notre-Dame du Cap Lihou (1676). Au XVIIIᵉ siècle, la façade occidentale (1767) et la sacristie (1771) vinrent compléter l’ensemble. Ces embellissements donnèrent à l’édifice une majesté grave et puissante.
Protectrice des marins et de la cité À la fin des années 1770, lors d’une attaque anglaise contre le port, un miracle fut attribué à Notre-Dame : aucun boulet ennemi ne toucha le Roc, tous s’écrasant sur la plage. En reconnaissance, les Granvillais firent sculpter une statue de la Vierge tenant un boulet anglais dans la main.
La dévotion toujours vivante Après la Seconde Guerre mondiale, un nouveau miracle fut reconnu : la ville échappa aux bombardements. Pour remercier Notre-Dame du Cap Lihou, les habitants instaurèrent le Grand Pardon, célébré chaque dernier dimanche de juillet. Cette tradition récente illustre la vigueur intacte de la dévotion mariale en la Grand Ville.
Le quatrain gravé sur la façade ((inscriptions du linteau de la porte principale).
Si l'amour de Marie
Est en ton cœur gravé
En passant ne t'oublie
De lui dire un ave.
Le même quatrain se retrouve sur la façade de Notre-Dame de Bon-Secours à Montréal.
Autel Troisième quart du XIXe siècle -(source)
Lutrin à l'aigle XVIIe-XVIIIe s (aigle) et XVIIIe s (pied). En 1942, les allemands ayant prescrit d'évacuer la Haute-Ville, M. le chanoine Fortin, curé de N.D., "ayant perdu la tête" (chanoine Pinel dixit), accepta de vendre à M. Colas, antiquaire, rue Couraye, l'aigle et le Moïse de l'église. Le chanoine Pinel, curé de saint Paul, les racheta à titre personnel. Par testament, le chanoine légua le lutrin à Granville qui, légalement, en était toujours propriétaire. Le Moïse, pupitre destiné au chant des prophéties, est chez un collectionneur du Cotentin. (source)
Les bateaux ex-voto sont des maquettes offertes par des marins pour remercier la Vierge d’avoir protégé leur navire ou leur vie en mer.
Un lougre à trois mâts du XVIIIᵉ siècle, restauré en 1988 par l’Association des vieux gréements granvillais.
Un deux-mâts baptisé Saint-Pierre – Granville, proche du brick-goélette
Un trois-mâts goélette nommé Saint-Jean et Paul, à la coque grise et verte.
©Christian Guibout (Merci d'inclure le © de la photo )





Troisième quart du XXe siècle -
Deux Bas-reliefs en céramique vernissée représentant respectivement : l'Apparition du Sacré Coeur à Sainte Marguerite Marie Alacoque et l'Apparition de Notre-Dame de Lourdes à Sainte Bernadette. Les deux sont scellés dans le mur et celui représentant N-D de Lourdes est signé et daté Paul Bony, 1959.


