La Chapelle-sur-Vire




Photos de Nhuan DoDuc.....merci beaucoup!!

Son site ici

A la Chapelle sur Vire, ce qui frappe essentiellement, c'est le climat de recueillement, c'est la piété silencieuse et méditative.

 

Notre-Dame sur Vire est invoquée sous le nom de "Mère de Miséricorde".


Photo de Jean Marie

Statue de Sainte Anne.

 

Un après midi du mois de Mai deux pêcheurs normands après une journée de travail infructueuse jetèrent une dernière fois leurs filets dans la Vire.

 

Arrivés à hauteur de la Chapelle (chapelle érigée par Robert, Seigneur de Troisgots en l'honneur de Marie qui existait déjà en 1197) ils rencontrent une résistance assez vive dans leurs filets heureux de cette prise ils envoient leur filet et son contenu rouler sur le berge. 

 

Mais quelle ne fut par leur déception quand au lieu du poisson rêvé ils aperçurent au fond du filet une petite statue de pierre que le choc du filet sur la rive avait brisé en deux.

 

Ils dégagèrent du filet les deux morceaux de la statue et les déposèrent dans l'herbe sans y attacher plus d'importance.

 

Mais ô prodige!!!

sous leurs yeux émerveillés les deux fragments se rapprochent d'eux mêmes se rejoignent et se soudent. (Aujourd’hui encore à 6 siècles de distance on voit fort bien la trace de la brisure...)

 

Cette œuvre d'art est rare et curieuse, elle est creusée dans la pierre blanche du pays, et représente Sainte Anne portant dans ses bras sa fille Marie et son petit fils Jésus.

 

Suite à cette découverte aussi précieuse la chapelle attirait de nombreux pèlerins dont le nombre allait croissant..La sainte Vierge manifeste sa présence et imposera son image à Notre Dame Sur Vire, et ce, vers la fin du XVI siècle .

Statue de Notre Dame Sur Vire.

 

 

Vers le fin du XVI siècle donc un berger faisait paître ses moutons aux environs de la chapelle.

 

Un mouton en dépit des morsures du chien de berger retournait sans cesse au même endroit .

 

Chose étonnante l'herbe y était rare et le jeune mouton ne broutait que quelques brindilles par jour ...et cependant notre mouton était beaucoup plus gras que le reste du troupeau.

 

Intrigué par ce manège le berger voulu en avoir le cœur net ,armé d'une pioche il se mit à creuser à cet endroit.

 

Le travail fut long....et si minutieux dés que le berger sentit sous sa pioche les signes d'une découverte précieuse!

 

Il dégagea avec attention terre et cailloux et mit à jour cette magnifique statue de La Vierge tenant dans ses bras l'Enfant Jésus.  La Vierge tient dans sa main droite une figue, et l'enfant une colombe dans sa main gauche.

 

A La Chapelle Sur Vire au pied de ces statues les foules viennent se prosterner pour y trouver l'appui le réconfort et la consolation.

De nombreuses  guérisons inexpliquées renforcent l'intérêt des pèlerinages à la Chapelle-sur-Vire qui devient un haut lieu spirituel et populaire.

Tout au long de l'année, viennent s'y recueillir ceux qui ont besoin d'exprimer leur confiance, leurs soucis, et de retrouver la paix intérieure, mais aussi de manifester leur reconnaissance à Notre-Dame. Les nombreux ex-votos qui recouvrent totalement les murs en sont le témoignage. 





Saint Antoine de Padoue

Saint Jean Eudes 

Saint Joseph



Marie Madeleine POSTEL ( Julie POSTEL )

 

Née dans une famille paysanne de Barfleur, elle ouvre dans cette ville un pensionnat  qui donne un enseignement très novateur pour l'époque.

 

Pendant la révolution, elle supplée de son mieux à l'absence des Prêtres.

 

Dans la période qui suit, durant laquelle les enseignants sont rares pour  les pauvres, elle fonde "La congrégation des pauvres filles de la miséricorde" ; elle prend alors le nom de Marie-Madeleine.

 

Lorsque le diplôme du brevet devient obligatoire pour enseigner, elle le passe : elle a 62 ans.

 

Elle mourra à l'abbaye de Saint Sauveur le Vicomte, qu'elle a restaurée pour y établir la maison mère de sa congrégation.

 

Elle avait eu le temps de fonder 37 maisons.

 

La chapelle sur Vire appartient aujourd’hui encore à la congrégation des sœurs de Saint-Sauveur-le-Vicomte. 


Au maître d'autel, on peut admirer les quatre albâtres du XVème siègle (Northimgam) : la porte du tabernacle représentant le 3couronnement de la Vierge" et, de chaque côté, Saint Hubert et Saint Fiacre ; aux extrémités du rétable "une adoration des mages" et "la résurrection du Christ".


Histoire

Un premier oratoire

 

En 1197, Robert, seigneur de Tresgoz (ancien nom de Troisgots) appelle trois moines bénédictins de l'abbaye de Hambye pour fonder un prieuré en l'honneur de Notre-Dame au bord de la Vire. Un premier oratoire abrite une petite statue de sainte Anne découverte dans la Vire au XIVème siècle.

Au XVIème siècle, une deuxième statue, représentant la Vierge à l’Enfant, est découverte. Cette Vierge est invoquée par les pèlerins et des guérisons inexpliquées viennent renforcer la popularité de ce haut lieu spirituel.

Au XVIIème siècle, Gaston de Renty, un baron local, apporte son soutien aux projets de celui qui deviendra saint Jean-Eudes. De nombreuses missions organisées par le fondateur des Eudistes se terminent ainsi par un pèlerinage à La Chapelle-sur-Vire[1].

Pendant la période révolutionnaire, la chapelle, devenue bien national, est utilisée comme grenier à blé. Ce n’est qu’en 1802, après le Concordat, que l’édifice est de nouveau ouvert au culte.

 

Une deuxième chapelle

 

En 1846, le terrain de Notre-Dame-sur-Vire est offert aux religieuses de Saint-Sauveur le Vicomte. Très vite, la communauté demande à l'architecte François Halley de réaliser une chapelle spacieuse, claire et élégante qui puisse répondre à l’affluence grandissante que suscite ce lieu. Mais ce nouvel édifice, inauguré en 1852, se révèle lui aussi trop petit, notamment en 1886, lors des fêtes du Couronnement de la Madone qui attire une foule toujours plus nombreuse.

 

La Chapelle-sur-Vire aujourd’hui

 

C’est ainsi qu’en 1887, un nouveau projet de chapelle est encouragé par l'évêque de Coutances. L’édifice est réalisé en 1888. Le chœur, ainsi que les bas-côtés, sont remodelés dans les années 1960 pour aérer le bâtiment. 

La chapelle appartient aujourd’hui encore à la congrégation des sœurs de Saint-Sauveur-le-Vicomte. 

Source ici


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