Agneaux :  Église Saint Jean-Baptiste

Église toujours ouverte

Paroisse : Saint Jean-Baptiste

Eglise : Restauration/Reconstruction

  • Architecte : Jacques PRIOLEAU 
  • Juin 1951 : plans
  • 13 octobre 1954 : consécration

L'église Saint Jean-Baptiste d'Agneaux a reçu le label "Patrimoine du 20ème  siècle" par décision du préfet de région le 30/3/2004.

L'ensemble du décor de l'église datant de la reconstruction (sculptures, tabernacles, chemin de croix, fonts-baptismaux) a été inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté préfectoral du 11/2/2004.



L'Église

Le clocher et son Coq

Coq en cuivre martelé du clocher de l’église Saint-Jean-Baptiste d’Agneaux (Manche), par Jean Lambert-Rucki, 1954 

Jean Lambert-Rucki, né en 1888 à Cracovie (Pologne) et mort en 1967 à Paris, est un peintre et un sculpteur d'origine polonaise, naturalisé français après la guerre de 1914-1918.



La nef


Les statues

 Les statues en bois de tilleul peint sont dues au ciseau du sculpteur auvergnat Philippe Kaëppelin en 1953.

Sainte Apolline

Sainte Apolline (honorée de longue date à Agneaux : une statue avait déjà été placée dans l'église en 1702) est figurée avec la palme des vierges martyres. Elle est invoquée pour calmer les douleurs dentaires, les bronchites dentaires et le retard d'apparition des dents.

Prières et veilleuses votives sont à disposition des visiteurs.

Saint Michel

Le flamboyant Saint Michel terrassant le dragon est un véritable manifeste de l'art sacré des années cinquante : recherche d'un certain archaïsme et force de la représentation (mise en couleur franche, puissance du geste - allusion à la grandeur de Dieu, au Quis ut Deus !)

Saint Méen

Saint Méen, grand évangélisateur de la Bretagne et neveu de Saint Samson, porte la crosse avec laquelle il fit jaillir une source afin d'aider les maçons qui bâtissaient le monastère de Gaël dont il est le fondateur. Il es invoqué contre les maladies de peau, notamment celle des enfants.


Saint Martin

La polychromie de Saint Martin revêt aussi des accents symboliques (gris bleuté du dénuement, rouge de la charité).

Saint Jean Baptiste

Vierge à l'Enfant

Photo de Dany Chemoi  : Vierge à l'Enfant
Photo de Dany Chemoi : Vierge à l'Enfant


Les Fonts-Baptismaux

 Le couvercle des Fonts-Baptismaux a été dessiné par Philippe Kaëppelin. Il est orné de poissons, symboles du baptême et du Christ dont le nom grec ichtus signifie poisson.

 Couronnement des fonts-baptismaux par Lambert-Rucki.



Le chemin de Croix

Le Chemin de Croix est dû à la collaboration de Léon Zack (dessin) et Maxim Adam Tessier( exécution) en 1956. Dans la Manche on lui doit aussi le magnifique ensemble de vitraux de la chapelle des bénédictines à Valognes (en 1956).

Station I

Station II

Station III

Station IV


Station V

Station VI

Station VII

Station VIII


Station IX

Station X

Station XI

Station XII


Station XII

Station XIII


Dans son beau commentaire sur le chemin de croix d’Agneaux le R.P. de Rocquois a écrit :

« Le Christ a payé sa dette avec sa Croix’.

Est-ce cette pensée qui a guidé Léon Zack dans l’exécution de ses quatorze stations ?

Car c’est la Croix qui évoque les quatorze étapes de la Passion. Pas de personnages : la Croix. Une croix sculptée à même la pierre brute. Une croix tantôt accompagnée d’un symbole, tantôt chargée seule d’évoquer un des actes du drame. Quatorze dalles de pierre. Quatorze croix. Que l’on ait été surpris, déconcerté par cette œuvre originale, unique ; que l’on ait hésité à admettre, à comprendre, on le conçoit.

Mais l’œuvre s’est imposée par son symbolisme, sa beauté dépouillée, son caractère véritablement tragique.

Toutes les stations n’ont sans doute pas la même qualité. Deux ou trois confinent même au rébus (la 1ère, la 4è et la 8è). Mais d’autres en traînent l’adhésion, l’admiration sans réserve, notamment la 6e (une femme pieuse essuya le visage da Jésus), la 10è (.Jésus est dépouillé de ses vêtements), la 12è (.Jésus meurt sur la Croix) et la 14è (Jésus est déposé dans le sépulcre). Ces deux dernières atteignent à une bouleversante intensité dramatique avec une extraordinaire simplicité de moyens. » (P. Montjoie, Manche Libre, 2 mars 1958).

Le mobilier



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